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Offrir du vin des grands crus à point nommé !
Avant de sélectionner des vins pour les conserver de nombreuses années, il est très important de vous demander si vous aimez les vins vieux. Aimez-vous les notes de sous-bois, d’humus, de champignons dans les vins rouges ? Aimez-vous les notes de miel, de cire, de fruits confits, de pâte d’amande dans les vins blancs ?
De même, il est important d’avoir de bonnes conditions de stockage, soit une cave naturelle avec une température assez stable où les variations s’effectuent lentement d’une saison à une autre ou bien une cave électrique. Sachez que le plus beau vin de garde conservé dans de mauvaises conditions (une cuisine par exemple) verra son espérance de vie réduite à quelques mois ou au mieux à un ou deux ans.
Si vos conditions vous permettent de garder vos vins, voici quelques critères à garder en mémoire.
Le premier critère à prendre en compte est naturellement l’appellation, et plus précisément le niveau d’appellation du vin. En Bourgogne il y a 4 niveaux d’appellation : les appellations régionales (Bourgogne), les appellations communales (nom de village : Pommard, Meursault, Nuits Saint Georges…), les appellations premiers crus (nom de village + un nom de parcelle avec la mention 1er cru : Volnay 1er cru Champans) dont la majorité se trouve en Côte de Beaune et en Côte de Nuits, et les 33 appellations grands crus (nom de parcelle avec la mention grand cru : Romanée Conti Grand Cru), dont 32 se situent en Côte de Beaune et en Côte de Nuits.
Ce sont ces deux derniers niveaux, les premiers crus et les grands crus qui ont le plus grand potentiel de garde, dû à leur puissance, leurs constitution, leur complexité. On garde aussi bien les premiers crus et grands crus blancs que rouges. On pourrait conserver un Corton Charlemagne Grand Cru ou un Montrachet Grand Cru plusieurs décennies comme on pourrait le faire pour un Musigny Grand Cru, un Clos Vougeot Grand Cru…
Au-delà des premiers crus et grands crus, de nombreuses appellations communales se gardent facilement 10 ou 15 ans, telles que Gevrey Chambertin, Nuits Saint Georges, Puligny Montrachet…
Le second critère capital qui fait partie intégrante de l’identité d’un vin est son millésime, c’est à dire l’année de récolte. Certains millésimes ont des potentiels plus grands que d’autres : parmi ceux-ci, on peut citer 2010, 2008, 2005. D’autres ont des potentiels légèrement inférieurs, comme 2009 ou 2006. D’autres encore sont amenés à être bus plus rapidement comme les 2007 qui se révèlent superbes aujourd’hui.
Un troisième critère souvent négligé est le facteur humain ou plus précisément « qui a fait le vin ». Certains propriétaires vinificateurs amplifient la puissance, la structure et donc le potentiel de garde, alors que d’autres privilégient la finesse et l’élégance.